On the road to Nebraska

Nebraska affiche film

If there is one thing I am certain is that 2013 has been a year of great cinema. I’ve seen many good movies and some excellent (Mud, Dallas Buyers Club, Her, La Grande Bellezza, The Broken Circle Breakdown, Blue Jasmine, Wadjda…). It has transported me places I’ve never seen before, made me feel deep emotions and often burst into tears (I am very sensitive!) So when Nebraska, several times nominated with main character, Bruce Dern, winner for Best Actor at the Festival de Cannes, came out in our Parisian cinemas, there was no doubt whether I should watch that movie or not.

Woody Grand is old and sometimes absent, but when he receives a letter saying he is the lucky winner of one million dollars, he only has one thing in mind: going to Lincoln (Nebraska) and collect its price. If his wife and oldest son think he is just senile and ready to be put in a home, the youngest, David, doesn’t feel that way and decide to help him in his crazy quest. On their way from Montana to Nebraska, they stop in the old man’s hometown to pay a little visit to the family. And it is quite a big clan! Quickly the big news is spreading into the small town that Woody won the jackpot and he becomes a true celebrity! In fact, it is the most exciting thing that has happened in town for a long time. But money also attracts its load of trouble and vultures start hanging around, friends and family asking for their shares. Except that Woody didn’t actually win anything, but he deeply believes in it and wants to follow its quest no matter what. Dad and son are starting to bound and the story takes a new side, one of a moving family story (and the mother’s play is majestic!). We are very far from glamorous Los Angeles or New-York setting, somewhere in the middle of the fields, where the economic crisis has left little hope to young people. Only the old farms remain with an aging population, often obese, alcoholic and very religious. An American bad dream portrait where family don’t talk much, eat their sandwiches in front of the TV and men will meet later at the tavern to drink up their sorrow. But there is still a positive message in that movie, one of a united family with strong values, hanging to what they believe in. Plus, the pictures in black and white are absolutely mind blowing. The American cinema has so much more to offer than just Hollywood.

S’il y a une chose dont je suis certaine c’est que 2013 a été une année positive pour le cinéma. J’ai vu beaucoup de bons films et certains même excellents (Mud, Her, Dallas Buyers Club, Alabama Monroe, Wadjda, Blue Jasmine, La Grande Bellezza…). J’ai été emporté sur des terrains inconnus, ai ressenti une cascade d’émotions et j’ai souvent fini en larmes (je suis une grande émotive!). Alors lorsque j’ai entendu parlé de Nebraska, nominé maintes fois aux Oscars et aux Golden Globes et dont l’acteur principal, Bruce Dern, a reçu le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes, il n’y avait aucun doute sur le fait que je devais voir ce film.

A première vu, Woody Grant est un vieil homme peu bavard, borné qui semble, par moment, avoir des absences. Mais lorsqu’il reçoit une lettre disant qu’il est l’heureux gagnant d’un million de dollars, il n’a plus qu’une chose en tête: se rendre à Lincoln (Nebraska) pour récupérer son pactole. Si sa femme (June Squibb) et son fils ainé (Bob Odenkirk) pensent qu’il est sénile et souhaitent le placer dans une maison de retraire, le plus jeune, David (Will Forte), ne l’entend pas de cette façon et décide de l’aider dans sa folle aventure. Sur la route qui les mène du Montana au Nebraska, ils s’arrêtent dans la ville où Woody a grandi pour rendre visite à sa famille (et quel clan!). Rapidement la nouvelle se répand dans la petite ville que le vieux Woody serait devenu millionnaire et il devient une vraie star locale! Et pour cause, il y avait bien longtemps qu’un tel évènement sorti de l’ordinaire ne s’était produit par ici. Mais l’argent attire aussi sa dose de contrariétés et, tels des vautours, amis et membres de la famille commence à s’accaparer le pauvre Woody pour lui soutirer leur part du gain. Seulement le vieil homme n’a rien gagné du tout même s’il est persuadé du contraire et rien ne pourrait l’arrêter dans sa quête. Le père et son fils finissent par tisser de vrais liens et le film prend une autre tournure dans la deuxième partie, celle d’une histoire émouvante de famille (et la mère joue exceptionnellement bien!). Nous sommes loin du glamour des décors de Los Angeles ou de New-York, quelque part au milieu des champs, où la crise économique n’a pas laissé beaucoup d’espoir à la jeunesse. Il ne reste que des fermes en ruine, la population est vieillissante, souvent touchée par l’obésité et l’alcoolisme, et bien ancrée dans la religion. Ici se dresse le portrait d’un mauvais rêve Américain où la famille, bien que soudée, parle peu, regarde ou contemple leur écran de télévision en mâchant un mauvais sandwich. Plus tard, les hommes iront se retrouver au bar pour noyer leur amertume dans l’alcool. Mais il y a quand même un message d’espoir dans ce film, celui d’une famille unie, attachée à leurs valeurs et à leurs croyances, ils s’autorisent même à rêver un peu. Il y a par ailleurs une magnifique photographie en noir et blanc et des plans fabuleux. La preuve que le cinéma américain a tellement à offrir et ne s’arrête pas seulement à Hollywood.

 

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